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8 mars 2021: #EllesAussi

Paris, le 08 mars 2021 – Journée Internationale des Droits des Femmes

📅 La journée internationale des droits des femmes a lieu le 8 mars comme tous les ans. Comme tous les ans, cette journée est la journée phare de la lutte pour les droits des femmes et plus particulièrement pour la réduction des inégalités femmes-hommes.

Social Builder, pour sa 10ème année, a souhaité mettre en avant la 10ème année d’une autre action : la loi Copé-Zimmerman. Pourquoi ? Car mieux comprendre le rôle des quotas, des chiffres à grande échelle, c’est aussi mieux comprendre la problématique du secteur du numérique. C’est à ce niveau qu’on agit chez Social Builder : la sous-représentation des femmes dans les métiers #Tech et les impacts que cela entraine sur la société. Notre société à tou.t.e.s.

Bienvenue dans notre campagne #EllesAussi

Les femmes qui comptent : comptez-vous !

« Il faut compter les femmes pour que les femmes comptent » (le Collectif Sista) car c’est en prenant conscience du nombre que nous pourrons mettre en place les actions nécessaires. C’est en partant de ce constat que la loi Copé-Zimmerman a été mise en place il y a 10 ans…

27 janvier 2011 : une révolution retentissante s’enclenche : l’instauration de quotas obligatoires en faveur du sexe sous-représenté dans le monde économique.

Pour faire simple le monde avant la loi Copé-Zimmerman, était un monde, fermé à toute mesure intervenant dans les processus de gouvernance des entreprises. Et surtout, c’était un monde où les femmes étaient les grandes absentes des gouvernances des entreprises. En chiffre, cela donnait moins de 10% de femmes dans les CA du CAC 40 à la fin des années 2000. 

Dix ans plus tard ...

Dix ans après la loi du 27 janvier 2011 sur la représentation des femmes et des hommes dans les conseils d’administration et les conseils de surveillance, le CAC 40 annonce 45% de femmes dans ses conseils d’administration.

Dans le détail (cf. l’encadré juste en dessous) les résultats sont plus mitigés mais pour rester sur une note positive, on peut conclure que le principe paritaire a porté ses fruits

Mais aussi, et on en parle moins, grâce à une demi-douzaine de lois, dont celle de 2014 pour l’égalité réelle, qui enrichit le dispositif, par petites touches : fonction publique, fédérations sportives, ordres professionnels, autorités administratives indépendantes et commissions administratives, jurys de concours… Tous les secteurs ont revu leur copie et avec eux l’ensemble du monde économique français a fait un pas vers l’avant. Un grand pas… 👟

Dans le détail :

Quand il y a des quotas et un suivi : la loi est un succès. C’est le cas des grandes capitalisations boursières : 44,6% d’administratrices pour les grandes entreprises cotées du CAC40 en 2020 et 45,2% pour le SBF120. En dix ans, la progression est spectaculaire pour ces entreprises très visibles.

Quand il y a des quotas mais pas de suivi, les résultats sont en deçà des obligations légales. Dans les entreprises cotées en dessous du SBF120, les femmes ne sont plus que 31,4%, c’est à dire en dessous du quota imposé.

Quand il n’y a pas de quotas, pas de résultats. Le pourcentage pour les entreprises cotées sur Eurogrowth (ex Alternext Paris) non concernées par des quotas reste très bas seulement 17% en 2017, et ce dernier chiffre est la seule donnée disponible actuellement. 

Et le bénéfice dans tout cela ?

« Il va falloir trouver des profils de femmes, en plus de chercher des profils compétents »,  les détracteur.se.s et réfractaires au changement à la loi Copé-Zimmerman avaient l’équivalent de l’encyclopédie en 10 tomes pour démontrer la non efficacité d’une telle mesure… Voire la contre-productivité de cette dernière mais 10 ans après qu’en est-il vraiment ?

Abstraction faite du rayonnement sur l’image de marque des entreprises qui ont choisi de féminiser leurs têtes d’affiches en les mettant [largement] en avant (ex: L’Oréal, Sodexo)… les études fines manquent à l’appel. 

On note tout de même l’intervention d’Eustache Ebondo Wa Mandzila et Walid Ben Amar, deux spécialistes de la gouvernance qui ont récemment mis en avant dans The Conversation, des méta-analyses (études sur des études) aux Etats-Unis et Europe démontrant une corrélation positive entre féminisation, chiffre d’affaires et nombre de clients, mais aussi un gain pour l’économie générale, avec un surplus de PIB de 3 à 20 % dans les pays Scandinaves ces 50 dernières années. Pour faire court, on parle de performance et la formule est assez simple : ➕ de femmes = ➕ de croissance pour tout le monde. 

Selon l’étude Diversity Wins McKinsey (2019) : « les entreprises dont les équipes dirigeantes incluent des femmes sont 25% plus susceptibles d’avoir un rentabilité supérieure à la moyenne. On gagnerait 10% de croissance dans les pays développés. » Ce serait donc plus de 28 milliards de dollars injectés dans le PIB mondial. (cf. la formule hautement mathématique : ➕ de femmes = ➕ de croissance pour tout le monde.)

La féminisation des gouvernances des entreprises profite aussi à deux titres plus inattendus : elle renforce la crédibilité et la performance des entreprises. 

Enfin, loi Copé-Zimmerman aurait un effet de rebond sur les autres discriminations dans les systèmes de gouvernance des entreprises. Selon le chercheur Michel Ferrary dans The Conversation, « la loi de 2011 a ouvert le recrutement des instances dirigeantes et renforcé leur diversité culturelle, faisant baisser la part de diplômés des très grandes écoles (ENA, ENS Ulm, HEC, X) et donnant aux plus féminisées un avantage sur les autres, comme HEC sur Polytechnique : à défaut de faire voler en éclat le plafond de verre, les administratrices ont déjà donné un coup de pied dans la fourmilière bourdieusienne de la noblesse d’Etat. »

Voilà, c’est ça l’intérêt de la loi Copé-Zimmerman, l’intérêt d’un quota. Un monde avec plus de diversité qui favorise l’échange, la créativité, l’innovation mais aussi la croissance des entreprises, des PIB et de l’humanité dans son ensemble. Nous tou.t.e.s !

Comment changer le monde de demain ? Parentalité Fonctionnement 
 de l'entreprise
Sensibilisation

Et demain ?

En l’état actuel, si nous ne mettons aucune nouvelle action en place, il faudra attendre [encore] 150 ans pour atteindre une égalité entre femmes et hommes au travail.

Et 150 ans, c’est [toujours] loin.

Alors, pour continuer d’avancer ensemble vers un avenir plus égalitaire le gouvernement français travaille sur 3 axes : 

1 / la parentalité : développer les offres de crèches, y compris en entreprise, diversifier les modes de garde, prendre en compte les congés parentaux dans les calculs des droits à la retraite, allonger le congé paternité… pour que le choix entre carrière et maternité/paternité ne soit plus seulement la question des femmes. 

2 / le fonctionnement de l’entreprise : faciliter l’aménagement des horaires de travail pour les parents, plus de transparence et de sanctions vis-à-vis des inégalités salariales, sanctionner de manière visible les situations de sexisme au travail, lutter contre toutes les formes de discriminations au travail liées à la maternité ( 👋 la mise au placard au retour de congé mat’)

3 / la sensibilisation (👋 c’est nous, Social Builder) : éduquer à l’égalité femmes-hommes ainsi qu’aux stéréotypes de genre et aux discriminations à tout âge ( 📘 : un peu de lecture sur le sujet ?), sensibiliser à la mixité des métiers et aux orientations professionnelles non genrées (Notre coach digital Adabot à ✌️ mots à vous dire sur ça par ici)

 

Par Aline Olivry

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